Pratiquer une apiculture durable pour protéger la biodiversité, c'est favoriser la sélection naturelle, en étant guidé par la quête d'une absence totale d'intervention humaine... pour retrouver une abeille "sauvage", qui s'adapte et évolue par elle-même.

  • Pour aider la sélection naturelle, favoriser l'autonomie des colonies (apport de suppléments alimentaires et de soins sanitaires limité au strict minimum *).

 

  • Plutôt que de contribuer à l'expansion d'une abeille domestique importée, favoriser la sélection naturelle de l'abeille noire endémique.

 

  • Pour aider la sélection naturelle, élever des reines à partir de souches qui ont prouvé leur résilience.

 

  • Pour "polliniser" cette pratique, partager cet engagement en organisant des évènements culturels et éducatifs.
  • Pour profiter sainement de la production des abeilles, proposer uniquement des produits de la ruche certifiés Bio.

 

  • Pour éviter la surpopulation, en considération des ressources nectarifères disponibles, limiter à 20 le nombre de colonies par rucher.

 

  • Pour laisser un maximum de réserves alimentaires aux abeilles, limiter la récolte de miel à 15 kg par ruche et par an.

 

  • Pour observer et apprendre de la nature, pour 10 ruches récoltées, laisser une ruche non récoltée, en autonomie totale.

 

  • Pour ne pas surexploiter ni épuiser les colonies, ne pas transhumer les ruches en dehors de la vallée de la Tarentaise.

(*) Chaque année, les 10 % des colonies les plus faibles après la récolte de miel, ainsi que les 10 % les plus fortes, ne sont ni nourries au sirop, ni soignées. C'est un moyen de potentiellement laisser périr les colonies qui n'arriveraient pas à survivre par elles-mêmes, et d'accompagner les plus fortes dans leur potentiel d'autonomie.